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Progetto NEW · Collezione di Storia Postale · 1694
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Lettre pour M. Gallopin, docteur en théologie, Collège des Cholets, Paris
Nouvelles dal Beauvaisis · Peste, benefici e «graduer» · 29 luglio 1694 · Tassa postale manoscritta «Tax 3»
Giovedì 29 luglio 1694, qualcuno scrive da una località della regione di Beauvais (Piccardia/Île-de-France) a Monsieur Gallopin, docteur en théologie, residente al Collège des Cholets, rue Saint-Jacques, a Parigi. È una lettera di «nouvelles» — notizie locali, morti, malattie, vacanze di benefici ecclesiastici, piccole commissioni — nello stile tipico della corrispondenza informativa tra un chierico di provincia e un suo corrispondente studente o dottore a Parigi.
Il tono è quello, quasi cronachistico, di un'epidemia in corso («la mort fait sa moisson») e delle sue ripercussioni pratiche: canonicati e cure vacanti, il sistema dei «gradués» che rivendicano priorità sui benefici, e notizie di famiglia e salute.
Descrizione Materiale
Nota sulla lingua: documento in francese del XVII secolo, grafia corsiva corrente con ortografia dell'epoca (es. «aver» per «avez», «q;» per «que», «mesme» per «même»). La trascrizione diplomatica e la traduzione italiana sotto sono un lavoro preliminare: diversi passaggi restano incerti e sono segnalati con [?].
Sul foglio (immagine _2) compare, in alto a sinistra, un calcolo manoscritto: 9 / 6 / 1 3 / 17.3 / 17.5(?) / 17-8, accanto alla dicitura «Tax 3». Il sistema postale francese dell'Ancien Régime (Poste aux Lettres) applicava una tassa a carico del destinatario, calcolata su peso e distanza; «Tax 3» potrebbe indicare una classe tariffaria o un numero di fogli/once.
⚠ Il dettaglio del calcolo e il significato esatto di «Tax 3» restano da verificare con uno specialista di storia postale francese del XVII sec. — non anticipo un'interpretazione definitiva.
Immagini e Trascrizioni
Bi-foglio ripiegato in 8, Foglio 1 Recto — indirizzo
Bi-Foglio, Foglio 1 Recto — Tax 3, indirizzo e appunti
Foglio 2, Recto
Lettre 1694 pour Gallopin docteur en théologie — seguito e chiusa
Trascrizione Diplomatica
Grafia e ortografia originali conservate · Lettura preliminare, da verificare · Parti incerte in [?]
A Monsieur
Monsieur Gallopin Docteur en Theologie au Collège des cholets rue St Jacques
à Paris —
Testo (Foglio 2 recto, immagine _1)vous aver raison de dire q; la mort fait sa moisson
en ce pais il n'y a point de jour qu'il n'en meure 5 ou 6
dans chaque paroisse, le feal mr Gallopin père asseure
qu'il n'en mouroit pas tant dans le temps de la grande peste
la femme de mr le Barbier dite dort debout est allee
de vie a trespas aussi. l'on dit q; mr François chanoine de St
Nicolas, votre ancienne partie [p?] la cure de St Martin, il
n'a point voulu souffrir les medecins et hier au matin il
disoit qu'il n'estoit point malade et a renvoié mr Germond qui
vouloit le disposer a la mort cependant il a souffert hier
sur les 5 heures du matin la seignée et on luy a porté
sur les cinq a 6 heures du soir le St viatique et on l'a
revestu en mesme temps d'estouppe pour le conduire en l'autre
monde il est mort sur les 9 a 10 heures il laisse aun graduer
son canonicat, vouler vous y mordre, mr votre pere m'est
venu voir ce matin a ce sujet je luy ai dis que je vous
en escrirois, mr de Juvignies est en tour ad beneficia sperenda
mais cela ne luy servira de rien c'est le plus ancien qui y
aura droit, mr Mouquet y pense pourvu qu'il n'y en ait
point de plus ancien q; luy on dit q; mr Gerard a renouvellé
on ne croit pas qu'il y songe, mr Feuillier curé de Villers
St Sepulchre et le curé d'Estrées [?] sont deux anciens graduer
ont pareillement renouvellés c'est a vous a penser a ceq;
vous aver a faire, si le regent requerera on si vous
attendrai a le faire pour une meilleure occasion, mr
Hocquet est toujours dans le meme etat il y a apparence
Testo (segue, immagine _2)[…] dans une meilleure santé et avec
esperance qu'elle durera encore. il m'a envoié demander un
petit paquet qu'il m'avoit donné en partant de Paris,
mis dans le mien il n'est pas encore venu je croy q;
Godart n'est pas parti de Paris avertisser je vous
prie mon frere afin qu'il aille voir s'il est parti ou non
je n'ay encore rien receü, Sablé est venu ce matin cher
moy j'estois au service de mr Imbert, il doit revenir
apres diner je l'attend, sinon j'irai chez luy. Rondin entre
chez moy pour m'apporter une phiole d'eau de la Reyne
d'Hongrie avec celle q; mon frere m'a achetée je luy rendray
l'argent a son retour à Beauvais, le petit doux fils
aisné de mr le lieutenant general vient de mourir
on prie actuellement a l'enterrement de mr François qui se
fait enterrer a St Martin, mrs Marechal de cette paroisse
et mr Ansel sont executeurs de son testament on dit qu'il
laisse de l'argent mais on ne scait pas precisement a qui
on me vient de dire qu'il laissoit a une niece qui vend
de l'amidon au marché la sōe de six mil livres c'est une
somme considerable pour cette femme. madelle Borel estoit
hier assez mal elle se porte mieux aujourd'huy, ma soeur
la procureuse du Roy n'estoit pas bien hier aujourd'huy
elle est mieux je croy que ce ne sera rien conservons
nous du mieux qu'il nous sera possible si vous estez
cher mr Fagon vous pourriez nous donner des regles
pour nous conserver dans ce temps cy, et cela reussit
j'espere q; vous nous en ferez part mes baise mains
mr Hebert je vous salue et suis tout a vous.
Jeudy 29e Juillet 1694
Trascrizione Normalizzata
Vous avez raison de dire que la mort fait sa moisson en ce pays : il n'y a point de jour qu'il n'en meure cinq ou six dans chaque paroisse. Le feu M. Gallopin père assurait qu'il n'en mourait pas tant dans le temps de la grande peste. La femme de M. le Barbier, dite « Dort-debout », est allée de vie à trépas aussi. On dit que M. François, chanoine de Saint-Nicolas, votre ancienne partie [pour] la cure de Saint-Martin, n'a point voulu souffrir les médecins ; hier au matin il disait qu'il n'était point malade et a renvoyé M. Germond, qui voulait le disposer à la mort. Cependant il a souffert hier, sur les cinq heures du matin, la saignée, et on lui a porté sur les cinq à six heures du soir le saint viatique ; on l'a revêtu en même temps d'étoupe pour le conduire en l'autre monde. Il est mort sur les neuf à dix heures. Il laisse à un gradué son canonicat — voulez-vous y mordre [y prétendre] ?
Monsieur votre père m'est venu voir ce matin à ce sujet ; je lui ai dit que je vous en écrirais. M. de Juvignies est en tour « ad beneficia speranda », mais cela ne lui servira de rien : c'est le plus ancien [gradué] qui y aura droit. M. Mouquet y pense, pourvu qu'il n'y en ait point de plus ancien que lui. On dit que M. Gérard a renouvelé [sa qualité de gradué] ; on ne croit pas qu'il y songe. M. Feuillier, curé de Villers-Saint-Sépulcre, et le curé d'Estrées [?], deux anciens gradués, ont pareillement renouvelé. C'est à vous de penser à ce que vous avez à faire — si le régent le requerra, ou si vous attendrez pour le faire une meilleure occasion.
M. Hocquet est toujours dans le même état ; il y a apparence [qu'il est] dans une meilleure santé, et avec espérance qu'elle durera encore. Il m'a envoyé demander un petit paquet qu'il m'avait donné en partant de Paris, mis dans le mien ; il n'est pas encore venu. Je crois que Godart n'est pas parti de Paris ; avertissez, je vous prie, mon frère, afin qu'il aille voir s'il est parti ou non — je n'ai encore rien reçu.
Sablé est venu ce matin chez moi ; j'étais au service de M. Imbert. Il doit revenir après dîner, je l'attends, sinon j'irai chez lui. Rondin entre chez moi pour m'apporter une fiole d'eau de la Reine de Hongrie, avec celle que mon frère m'a achetée ; je lui rendrai l'argent à son retour à Beauvais.
Le petit fils aîné de M. le lieutenant général vient de mourir ; on prie actuellement à l'enterrement de M. François, qui se fait enterrer à Saint-Martin. MM. Maréchal, de cette paroisse, et M. Ansel sont exécuteurs de son testament ; on dit qu'il laisse de l'argent, mais on ne sait pas précisément à qui. On me vient de dire qu'il le laissait à une nièce, qui vend de l'amidon au marché, la somme de six mille livres — c'est une somme considérable pour cette femme.
Mademoiselle Borel était hier assez mal ; elle se porte mieux aujourd'hui. Ma sœur, la procureuse du Roi, n'était pas bien hier ; aujourd'hui elle est mieux, je crois que ce ne sera rien. Conservons-nous du mieux qu'il nous sera possible. Si vous êtes chez M. Fagon, vous pourriez nous donner des règles pour nous conserver dans ce temps-ci ; et si cela réussit, j'espère que vous nous en ferez part. Mes baisemains à M. Hébert ; je vous salue et suis tout à vous.
Jeudi 29e juillet 1694
Traduzione in Italiano
Avete ragione di dire che la morte fa il suo raccolto in questo paese: non c'è giorno che non ne muoiano cinque o sei in ogni parrocchia. Il defunto Monsieur Gallopin padre assicurava che non ne morivano tanti nemmeno al tempo della grande peste. Anche la moglie di Monsieur le Barbier, detta «Dorme in piedi», è passata a miglior vita. Si dice che Monsieur François, canonico di San Nicola, vostro antico concorrente per la cura di San Martino, non abbia voluto sopportare i medici; ieri mattina diceva di non essere malato e ha rimandato via Monsieur Germond, che voleva disporlo alla morte. Tuttavia ieri, verso le cinque del mattino, ha subìto il salasso, e verso le cinque-sei di sera gli hanno portato il santo viatico; nel frattempo lo hanno rivestito di stoppa per condurlo nell'altro mondo. È morto verso le nove-dieci. Lascia a un laureato (gradué) il suo canonicato — volete concorrervi?
Vostro padre è venuto a trovarmi stamattina per questo motivo; gli ho detto che ve ne avrei scritto. Monsieur de Juvignies è in lista «ad beneficia speranda», ma ciò non gli servirà a nulla: sarà il più anziano gradué ad averne diritto. Monsieur Mouquet ci pensa, purché non ve ne sia uno più anziano di lui. Si dice che Monsieur Gérard abbia rinnovato [il suo status di gradué]; non si crede che vi pensi. Monsieur Feuillier, curato di Villers-Saint-Sépulcre, e il curato d'Estrées [?], due antichi gradués, hanno parimenti rinnovato. Sta a voi pensare a cosa fare — se il rettore lo richiederà, o se attenderete un'occasione migliore.
Monsieur Hocquet è sempre nello stesso stato; sembra in salute migliore, con speranza che duri ancora. Mi ha mandato a chiedere un piccolo pacchetto che mi aveva dato partendo da Parigi, messo nel mio; non è ancora arrivato. Credo che Godart non sia partito da Parigi; vi prego di avvisare mio fratello affinché vada a vedere se è partito o no — non ho ancora ricevuto nulla.
Sablé è venuto stamattina da me; ero al servizio di Monsieur Imbert. Deve tornare dopo pranzo, lo aspetto, altrimenti andrò da lui. Rondin passa da me per portarmi una fiala d'acqua della Regina d'Ungheria, insieme a quella che mio fratello mi ha comprato; gli renderò il denaro al suo ritorno a Beauvais.
Il piccolo figlio maggiore del luogotenente generale è appena morto; si prega ora al funerale di Monsieur François, che si fa seppellire a San Martino. I signori Maréchal, di questa parrocchia, e Monsieur Ansel sono esecutori testamentari; si dice che lasci del denaro, ma non si sa precisamente a chi. Mi hanno appena detto che lo lascia a una nipote, che vende amido al mercato, per la somma di seimila lire — una somma considerevole per questa donna.
Mademoiselle Borel ieri stava piuttosto male; oggi sta meglio. Mia sorella, la procuratrice del Re, ieri non stava bene; oggi sta meglio, credo che non sarà nulla. Conserviamoci al meglio possibile. Se siete presso Monsieur Fagon, potreste darci delle regole per conservarci in questo periodo; e se funziona, spero che ce ne farete parte. I miei baciamani a Monsieur Hébert; vi saluto e resto tutto vostro.
Giovedì 29 luglio 1694
Trascrizione, commento storico e note diplomatistiche a cura di Gabriele Guglielmi con la collaborazione di Claude (Anthropic — modello Claude Sonnet 4.6).
Pubblicazione: gabrieleguglielmi.org — contenuti liberamente consultabili e riproducibili con citazione della fonte.